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Résumé non confidentiel GLUCAN4SKIN

Résumé non confidentiel GLUCAN4SKIN

La peau, principal rempart contre les agressions environnementales, est un organe en constant renouvellement. Deux processus contribuent au maintien de l’équilibre de la peau : la régénération, qui relève d’un mécanisme naturel, et la cicatrisation, qui intervient suite à une lésion. La lumière du soleil, le rayonnement infrarouge, la pollution de l’air, les températures trop élevées ou trop basses ainsi que la fumée de cigarette sont les principaux facteurs environnementaux qui contribuent aux défauts cutanés. Suite à ces agressions, les cellules de la peau sont endommagées et ne vont plus être capables de faire face aux agressions extérieures. La conséquence de ce défaut de réponse est l’apparition de rides, ridules, tâches voir de lésions cutanées. Actuellement, les modifications cutanées dues au vieillissement de la peau sont une préoccupation majeure dans la vie d’un grand nombre d’entre nous. La recherche d’une peau « saine » et « jeune » est une vraie quête et le marché des produits « anti-rides », « anti-age » et rajeunissant associés avec des propriétés apaisantes et cicatrisantes est en plein essor et représente une part de marché importante dans l’industrie cosmétique.

Le projet de recherche que nous proposons en collaboration avec Glycodiag consiste à étudier le rôle des β–D-glucanes dans la régénération de la peau, et plus spécifiquement le rôle de ces molécules sur l’activation des cellules de la peau ou des cellules souches mésenchymateuses (CSM). Les cellules souches sont des cellules qui possèdent la capacité de se différentier en différents types cellulaires ainsi elles participent au maintien des tissus. Au niveau cutané, il a été identifié des niches de cellules souches épithéliales ou de CSM. Ces cellules jouent un rôle central dans la régénération et la réparation cutanée. En effet, elles coordonnent le recrutement cellulaire et secrètent des molécules importantes dans le maintien de l’intégrité cutané. Au cours de ce projet, différents β-D-glucanes seront testés afin de déterminer leur capacité à stimuler les cellules souches qui sont retrouvées au niveau cutané et donc à favoriser la régénération cellulaire. Toutes les techniques, les cellules et les β-D-glucanes sont d’ores et déjà disponibles au laboratoire. L’atout de ce projet pour l’industrie cosmétique sera dans un premier temps de mieux comprendre le fonctionnement des β-D-glucanes sur la peau et donc d’optimiser leur utilisation (en termes de dosage, composition). Ce sera aussi, dans un deuxième temps, la sélection des β-D-glucanes montrant les meilleurs résultats et donc la mise au point de nouvelles formulations. Finalement, des relations de structure-activité permettront le design d’oligosaccharides plus courts et originaux avec des activités accrues.

En termes de publication, ce projet devrait conduire à de nombreuses publications dans des journaux à haut facteur d’impact. Il de servira aussi de tremplin pour la demande d’autres financements à l’échelle nationale (ANR principalement) voir internationale (projet européen H2020).