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Résumé non confidentiel VINOCOSM

Résumé non confidentiel VINOCOSM

Le développement d’actifs biosourcés constitue un enjeu majeur pour l’industrie cosmétique toujours plus encline à répondre aux exigences des consommateurs vis-à-vis de la qualité des produits cosmétiques. En outre, la recherche de ces nouvelles biomolécules se doit désormais d’intégrer un schéma de développement durable en respectant si possible une logique de circuits courts et de valorisation des ressources génétiques locales et en ayant recourt à des procédés issus de la chimie verte.

Le raisin et la vigne présente une remarquable diversité de substances naturelles originales à même d’être valorisées par les filières cosmétiques et dermatologiques. Les extraits de vigne enrichis en substances naturelles antioxidantes peuvent être utilisés en tant que conservateurs naturels ou également en tant qu’actifs cosmétiques. En effet, elles ont également un potentiel antivieillissement (ou anti-âge) en réduisant le stress oxidatif au niveau de la peau et en modulant l’activité de nombreuses enzymes impliquées dans le processus de vieillissement cellulaire. Actuellement, la majorité des études se focalisent sur quelques molécules emblématiques comme le t-resveratrol, un polyphénol dont les propriétés cosmétiques et dermatologiques sont bien identifiées. Pour autant, la vigne produit un très grand nombre de molécules dérivées du métabolisme du t-resveratrol dont le potentiel cosmétique reste encore sous exploité ou inconnu. Aujourd’hui, les techniques d’analyses biochimiques à haut débit comme la métabolomique permettent d’appréhender cette remarquable complexité des produits naturels de la vigne.

La vigne Vitis vinifera L. présente une biodiversité variétale colossale avec plus 10 000 cépages répertoriés au niveau mondial. Les précédents travaux du laboratoire BBV ont montré que les vignes européennes possèdent une composition spécifique en biomolécules qui est liée au fond génétique (cépage). Depuis la fin du XIXe siècle, plusieurs crises viticoles ont favorisé l’abandon d’un grand nombre de cépages au profit de quelques-uns omniprésents. Le vignoble de la Région Centre-Val de Loire n’a pas échappé à cette érosion génétique et de nombreux cépages locaux, autrefois réputés, ne perdurent que dans quelques parcelles reliques ou bien ont disparus et sont conservés seulement dans des conservatoires génétiques. Si actuellement la plupart des études métaboliques se concentrent sur quelques cépages d’intérêt viticole, la multiplicité des polyphénols résultant de l’immense biodiversité variétale de la vigne reste méconnue, voire complètement inconnue pour les cépages anciens du Val de Loire. Une première étape de ce projet sera de réaliser une cartographie métabolique des cépages régionaux anciens afin d’évaluer leur potentiel en actifs cosmétiques.

Dans le but de multiplier ces cépages rares ou anciens en vue de leur exploitation future, les techniques issues des biotechnologies végétales permettent de s’affranchir de la culture en plein champ et d’obtenir du matériel végétal plus rapidement, de façon illimité et indépendamment des saisons et des aléas climatiques. Ainsi, dans une seconde phase, nous proposons de façon complètement originale, d’initier des procédés de culture in vitro appliqués à des cépages du Val de Loire rares ou disparus. Ce travail exploratoire, permettra d’accéder à du matériel végétal rare ou ancien qui possède un potentiel de production de substances naturelles d’intérêt cosmétiques originales par rapport aux cépages classiquement utilisés.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande, notre équipe reste à votre disposition.